Contenu du cours
R 300.5 Préparation des trains

2.6 Efforts de freinage à compter pour l’effort de retenue

L’effort de retenue est exprimé en kilonewtons (kN).

Les inscriptions en tonnes sont à appliquer selon la règle suivante :

1 tonne (poids-frein) compte comme 1 kN (effort de retenue).

Si l’effort de retenue est à la fois exprimé en kN et en tonnes, la valeur en kN doit être prise en compte.

Les freins suivants peuvent être comptés dans le calcul de l’effort de retenue :

–     freins d’immobilisation

–     la valeur du poids total en tonnes, mais au plus l’effort de retenue inscrit

Exemples :

–      22 kN peuvent être comptés pour un wagon vide

–      36 kN peuvent être comptés pour un poids total d’au moins 36 t

–      16 kN peuvent être comptés pour un wagon vide

–      24 kN peuvent être comptés pour un poids total d’au moins 24 t

–      28 kN peuvent être comptés pour un wagon vide

–      37 kN peuvent être comptés pour un poids total d’au moins 37 t

        l’indication « 21 t » n’a donc plus aucune importance

 

–     si l’inscription de l’effort de retenue fait défaut, il faut prendre en compte le poids total (en tonnes), mais au maximum 20 kN

–     lorsque le véhicule porte l’inscription suivante, il faut prendre en compte le facteur de réduction :

par ex. ¼ du poids total

–     sabots d’arrêt

pour le calcul de l’effort de retenue en cas de déclivité jusqu’à 50 ‰, il faut compter pour chaque sabot d’arrêt la charge par essieu sous lequel il est placé, en appliquant la formule suivante :

charge par essieu (en tonnes) × 2 = kN, mais au maximum 40 kN.

Les sabots d’arrêt doivent être placés sous les roues des wagons dont la charge par essieu est la plus grande. Un seul sabot d’arrêt doit être utilisé par wagon. Les freins d’immobilisation des wagons sous lesquels un sabot d’arrêt est placé, ne doivent pas être pris en compte dans le calcul de l’effort de retenue.

Les ETF peuvent régler dans les prescriptions d’exploitation la pose des sabots d’arrêt et la manière dont ils sont pris en compte pour les véhicules moteurs et les sabots d’arrêt supplémentaires pour les wagons. Il convient de veiller à ne pas prendre en compte, pour chaque essieu, plus que la part de l’effort de retenue correspondant du frein d’immobilisation ou plus que celle d’un sabot d’arrêt.

Les GI règlent dans leurs prescriptions d’exploitation la manière exacte dont les sabots d’arrêt doivent être pris en compte dans le calcul de l’effort de retenue pour des déclivités de plus de 50 ‰.

Les prescriptions de freinage des ETF s’appliquent également aux véhicules à crémaillère. Il faut les définir en tenant compte des conditions d’utilisation fixées dans les homologations de véhicules.

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