Contenu du cours
Annexe 2 Dispositifs d’attelage à tampon central
R 300.4 Mouvements de manœuvre

7.2 Exécution

7.2.1 Principe

Dans les zones où les aiguilles ne sont pas centralisées, la personne assumant la fonction de CMAN prend en charge les tâches de la fonction CC. Les GI édictent les prescriptions d’exploitation nécessaires pour les installations prévoyant l’établissement d’itinéraires ou une commande centralisée des parcours.

Les assentiments et les ordres doivent être transmis clairement. Si plusieurs personnes sont impliquées, chaque annonce et chaque ordre doivent être quittancés par le destinataire.

Il faut s’attendre en tout temps à ce que d’autres mouvements de manœuvre surviennent. Les CMAN doivent s’aviser mutuellement sur les mouvements à effectuer.

Lorsque l’assentiment n’est pas clair, le CMAN n’a pas le droit de donner l’ordre d’avancer. Si le MEC reçoit des ordres pas clairs, il n’a pas le droit de démarrer ou il doit arrêter le mouvement. Il faut exiger la répétition de l’assentiment ou de l’ordre.

7.2.2 Véhicules particuliers

Les ETF règlent, avec l’implication des GI, la procédure applicable à l’enraillement et à la mise hors voie de véhicules rail-route ainsi que celle applicable aux véhicules pour lesquels des parties d’installation de l’infrastructure ne fonctionnent pas de manière optimale.

7.2.3 Établissement du parcours, conditions d’exploitation

Les aiguilles peuvent être desservies uniquement si elles sont libres et être manœuvrées dans la position souhaitée en toute sécurité avant l’arrivée éventuelle de véhicules. Après la manœuvre d’une aiguille à main, il convient de vérifier si la lame correspondante est bien plaquée.

Lors du franchissement d’une aiguille talonnable, il faut toujours avancer jusqu’à ce que tous les véhicules aient entièrement libéré l’aiguille concernée.

7.2.4 Assentiment pour le mouvement de manœuvre, principe

Le CMAN fixe la voie de destination. Le CMAN s’octroie l’assentiment pour chaque mouvement de manœuvre.

 

7.2.5 Mesures avant de transmettre l’assentiment

Avant de transmettre l’assentiment, le CMAN vérifie que

 –    les aiguilles se trouvent en bonne position et ont atteint leur position de fin de course et

–     les indications de verrouillage des aiguilles sont présentes en cas de nécessité et

–     les signaux se trouvant sur le parcours autorisent le mouvement de manœuvre.

7.2.6 Vérification avant de donner l’ordre d’avancer

Avant de transmettre l’ordre d’avancer, le CMAN, pour autant que cela soit possible, vérifie que

–     les véhicules sont prêts pour le mouvement de manœuvre

–     les personnes qui pourraient être mises en danger sont averties à temps

–     le MEC est avisé des tronçons à parcourir dont la ligne de contact est déclenchée ou mise à la terre.

7.2.7 Transmission des ordres pour les mouvements de manœuvre

Pour chaque mouvement de manœuvre, de manière séparée, le CMAN doit transmettre les ordres au MEC comme suit :

–     de vive voix ou en phonie au moyen du texte : « R … » ou

–     de manière optique et acoustique selon les prescriptions des signaux.

 

Pour transmettre les ordres, on utilisera les termes suivants :

français

allemand

italien

coupé

abgehängt

sganciato

en avant

vorwärts

avanti

en arrière

rückwärts

indietro

garer

(en avant / en arrière)

anfahren

(vorwärts / rückwärts)

accostare

(avanti / indietro)

    un wagon

    demi

    quatre mètres

    deux mètres

    un mètre

    wagenlang

    halbe

    vier

    zwo (statt zwei)

    einen

    un vagone

    mezzo

    quattro

    due

    uno

arrêter

anhalten

fermare

ralentir

langsamer

rallentare

appuyer

bewegen

appoggiare

7.2.8 Indications de distance

Pour garer sur des véhicules à l’arrêt ou pour s’arrêter à un endroit précis, le CMAN doit donner les indications de distance au MEC. Les indications de distance sont données en tenant compte de la vitesse, du poids de la course de manœuvre, de l’efficacité des freins, des conditions locales ainsi que de l’état et de la déclivité de la voie.

Quand la course de manœuvre est conduite de manière directe, on peut renoncer à la transmission des indications de distance et de l’ordre arrêt.

7.2.9 Quittance et exécution des ordres

Le MEC doit quittancer les ordres puis les exécuter immédiatement.

Il faut confirmer les indications de distance par une réduction correspondante de la vitesse. La première indication de distance doit être quittancée après avoir réduit la vitesse. Si la première indication de distance est donnée avec l’ordre d’avancer, la première indication de distance est considérée comme également quittancée avec la quittance correspondante. La première indication de distance peut aussi être confirmée de manière acoustique.

Si la vitesse n’est pas suffisamment réduite après la transmission d’une indication de distance, le CMAN doit donner des signaux d’arrêt.

Le MEC doit observer immédiatement l’ordre de s’arrêter et ne doit pas le quittancer.

Les ordres donnés de manière optique et acoustique selon les prescriptions des signaux ne doivent pas être quittancés.

7.2.10 Observation du parcours

L’observation du parcours pendant le mouvement incombe au CMAN. Il se place de manière à pouvoir observer sans encombre le parcours et les signaux.

Pour une course de manœuvre conduite de manière directe, le MEC est responsable de l’observation du parcours.

Si, durant une course de manœuvre conduite de manière indirecte et dirigée selon les prescriptions des signaux au moyen d’ordres visuels et acoustiques, le MEC perd momentanément la liaison visuelle avec le CMAN, le MEC doit s’arrêter.

7.2.11 Zones de séparation électrique

Les GI règlent dans les prescriptions d’exploitation le franchissement de zones de séparation électrique

7.2.12 Arrêt du mouvement de manœuvre, point d’arrêt limite

Un mouvement de manœuvre doit s’arrêter au plus tard

–     devant un signal valable pour les mouvements de manœuvre et présentant l’image arrêt

–     sur la voie de destination selon l’assentiment

–     avant le signal limite de garage d’une aiguille non talonnable abordée par le talon et se trouvant en mauvaise position

–     avant la limite de manœuvre.

7.2.13 Garer sur des véhicules

Lorsqu’il faut garer sur des véhicules, ceux-ci doivent être assurés de manière à ce qu’ils ne puissent pas partir à la dérive.

En appuyant, il y a lieu de veiller à ce que les véhicules ne soient si possible pas déplacés. Dans tous les cas, aucun danger ne doit en résulter par un éventuel déplacement de véhicules.

Il est interdit de garer sur des véhicules en réparation. Tous les mouvements de manœuvre doivent s’arrêter à au moins 1 mètre de ces véhicules.

Il est autorisé de garer avec prudence sur des véhicules raccordés à une installation fixe ou qui sont préchauffés par un véhicule moteur non occupé, mais sans les déplacer.

7.2.14 Profil d’espace libre

Les véhicules doivent être garés de sorte qu’aucune de leurs parties ne dépasse la limite représentée par le signal limite de garage. Les GI peuvent fixer des exceptions dans leurs prescriptions d’exploitation.

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